Si vous me demandiez ce qui me plaît le plus dans mon métier, je vous répondrais : casser, démolir, repenser les espaces. Rien ne me motive plus que de partir d’une enveloppe existante. C’est dailleurs la raison pour laquelle j’ai choisi l’architecture intérieure et non l’architecture. Je ne ressens aucun intérêt, ni envie particulière à construire mais du bonheur à m’intégrer, m’insérer tout en me détachant de la logique.

L’enveloppe existante déjà construite amène une multitude de paramètres à prendre en compte. Ces paramètres ou contraintes peuvent être aussi variés que les murs, les escaliers, les fenêtres, les colonnes d’évacuations, les arrivées d’eau, l’orientation (lumière), un balcon, une vue… Ma première analyse du projet, consiste donc à situer et prendre en compte toutes ces contraintes en plan pour appréhender l’espace. Ainsi se met en place une première approche du projet que l’on nomme le plus souvent zooning et où se déterminent les zones de vie, de circulation, les pièces d’eau… de manière globale.

Après avoir effectué cette première analyse qui détermine les grandes lignes, arrive la phase du « jeu de tétris », le moment que j’apprécie le plus. Les méninges fonctionnent alors à 200% ! Contraintes spatiales, techniques, fonctionnelles, structurelles se chevauchent et amènent à tourner les espaces dans tous les sens. Ca tourne, ça tourne, ça tourne…

C’est alors que des cloisons, des parties de murs porteurs ou de structures commencent à sauter, pour permettre aux circulations, aux volumes de se redessiner. J’adore ce moment où certaines contraintes sautent pour ouvrir un nouveau champ des possibles, celles que l’on ne voyait pas au premier coup d’œil. La logique des espaces se met en place répondant aux contraintes de l’enveloppe tout en s’en détachant en partie. C’est dans cette gymnastique que résident les options souvent les plus intéressantes pour répondre aux nouveaux besoins.

1, 2, 3 et que çà saute !! Oz by cath s’y atèle.

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