Comme vous le savez, je suis fascinée par les cabanes (avez-vous lu cet article ?). Je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir en vidéo celle de Valérie, une authentique cabane canadienne aux portes de Paris. Vous pourrez à la fois l’écouter vous en parler et visiter sa cabane, ou si vous le préférez, lire la retranscription de cette rencontre ci-dessous.

L’histoire incroyable de cette cabane

Cath : Valérie, qui es-tu ?

Valérie : Je suis plasticienne, j’interviens pour faire des activités plastiques auprès des enfants mais aussi des expositions dans la région avec des artistes peintres, des sculpteurs. Je suis spécialisée dans les cultures du monde, j’ai donc une grande passion pour les voyages, les cultures diverses et variées que je peux rencontrer et que j’aime transmettre et faire connaitre.

Cath : Nous sommes donc à Marly-le-Roi dans les Yvelines, en présence d’une cabane au Canada.

Valérie : L’ingénieur Gillet qui a conçu cette maison a revendu son brevet à des canadiens qui avaient construit plusieurs maisons de ce type qu’ils avaient mis en démonstration rue Auguste Blanqui à Paris. Et cette maison dans laquelle nous nous trouvons est la maison qui était en démonstration, et qui y est restée d’ailleurs 13 ans. Mes arrières grand-parents l’ont achetée et l’ont montée sur ce terrain où les parisiens venaient passer le week-end à la campagne :  il y avait des arbres fruitiers, on pouvait y jardiner… En 1936, à l’époque des congés payés, cette maison était idéale, tout en bois, démontable et a été remontée en une journée sur le terrain. Les gens passaient le matin, il n’y avait pas de maison, et quand les gens repassaient le soir, il y avait une maison sur le terrain !

Une maison de poupée

Cath : Ça fait rêver ! Peux-tu nous raconter comment on en est arrivés à cette maison de poupée, ce petit bijou ?

Valérie : La maison a toujours été dans la famille, et on l’a agrandie de génération en génération, mais elle reste de taille très raisonnable puisqu’elle a une superficie de moins de 100 m2. On a eu envie de tirer partie de cet « aspect bois » qu’on retrouve dans la salle à manger, puisque les lambris sont en acajou. A l’époque ils préféraient le cachet avec du papier-peint, mais nous avons préféré remettre le bois en avant. Lors de l’agrandissement on a privilégié le bois apparent et nous avons donné un caractère spécifique à chaque pièce.

Cath : On retrouve l’aspect artistique…  jusque dans les toilettes !

Valérie : Oui c’est vrai les toilettes c’était une petite fantaisie, on a loué le banc de scie, on a coupé les branches et on a passé des heures à coller les rondins pour que cela devienne notre petit coin de forêt, notre petite forêt à nous….

Cath : Très bien, j’irais mettre mon petit mot dans le livre d’or à la fin de l’interview !

Valérie : Oui il y a un livre d’or dans les toilettes pour que chacun puisse y mettre son petit message.

Cath : Merci beaucoup de nous avoir accueillis Valérie, c’était vraiment une très belle découverte, une très belle visite que j’ai pu faire avec toi et c’est un vrai petit bijou à découvrir !