Qu’est-ce qui attire tant les étrangers, mais aussi les Français dans les appartements dit Haussmanniens ? En tant que futur propriétaire, il y a bien souvent deux voies distinctes dans une recherche d’appartement à rénover. Ceux qui choisissent les bâtiments après-guerre et ceux qui veulent de l’ancien. Vous avez tous déjà entendu un agent immobilier vous demander : que recherchez-vous ? de l’ancien ou du récent (à partir des années 60)?
Lorsqu’on regarde le travail des architectes d’intérieurs et des décorateurs lors de la rénovation d’un appartement parisien ancien, on trouve plusieurs approches. Celle que je décrirais comme :

  • De style, avec Jacques Garcia,
  • Novatrice, avec Ramy Fischler
  • Classique, avec Christian Liaigre
  • Contemporaine, avec Arnaud Montigny

Appartement parisien réalisé par Jacques Garcia

Appartement parisien réalisé par Jacques Garcia

Qui a-t-il de si attirant dans l’ancien ? Le charme des cheminées et de leur trumeau, les moulures et les rosaces, les belles hauteurs sous plafond et le parquet en point de Hongrie, les grandes fenêtres et les portes à petits cadres… et bien d’autres choses encore.

Lorsqu’un client fait appel à mes services pour revisiter un appartement avec quelqu’une de ces caractéristiques, je me délecte. Il y a un jeu d’équilibre à trouver entre leur souhait de s’approprier les lieux à leur façon de vivre (qui n’est pas la même que celle de nos aïeux) et de garder le charme de l’ancien.

Je me rappelle la première fois que j’ai rencontré une de mes clientes alors que je ne venais faire qu’un relevé de mesure sans autre prestation. Elle m’a demandé un avis sur le projet de sa future cuisine. En découvrant celle-ci en 3D projeté par le cuisiniste et posée au milieu de l’espace qui serait son futur salon de 60m2, une alarme s’est alors mise en route.

Appartement parisien réalisé par Ramy Fischler

Appartement parisien réalisé par Ramy Fischler

En échangeant j’ai vite découvert qu’elle adorait cuisiner et voulait être au plus près de sa famille et non recluse dans une autre pièce. Détournant le sujet de la cuisine, je lui expliquais ce qui faisait le charme de son appartement : ces pièces traversantes typiques, le jeu de vu-caché en passant des circulations aux pièces sans jamais pousser aucune porte, et avec toujours un regard sur le balcon courant le long de l’appartement.

Repartant des volumes existants, des jeux de regards et des fonctions, le salon est redevenu à part entière un espace de détente et de partage découlant sur une cuisine semi-ouverte n’empiétant nullement sur le majestueux salon. Ainsi le salon entièrement repris lors de la rénovation garde toute son ampleur, ses nouvelles moulures et corniches, sa hauteur sous plafond jouant du vocabulaire architectural de l’ancien (60m²), quand la cuisine devient quant à elle spacieuse et contemporaine jouant du contraste tout en restant accessible et fonctionnelle (20m²) sans perdre de sa proximité. Les deux espaces cohabitent perceptibles l’un pour l’autre depuis le canapé, comme depuis le plan de travail, où on s’imagine accoudé à déguster un bon vin dans la cuisine et ce, sans créer de dissonance …