Inspiration : aménager le coin bureau idéal pour travailler de chez soi !

Inspiration : aménager le coin bureau idéal pour travailler de chez soi !

Travailler à la maison : un rêve pour certains un vrai casse-tête pour d’autres… faute d’espace dédié ! Le prix du mètre carré étant souvent un frein aux rêves de bureau de ministre, un choix s’impose : ici une  chambre d’amis transformée en chambre-bureau, là un salon-séjour qui s’agrémente d’un coin bureau… pas toujours idéal pour travailler. En fonction de vos goûts, mais surtout de votre espace intérieur, plusieurs solutions s’offrent à vous pour obtenir un espace bureau confortable et agréable quand on travaille de chez soi :

Pièce-bureau ou bureau d’appoint ?

Lorsqu’on dispose d’une pièce-bureau uniquement dédiée à l’espace « boulot », on peut se permettre un aménagement spécifique, avec du mobilier à poser et mélanger les styles. La question des dimensions des meubles (bureau, rangements) étant moins contraignante, encore que cela dépendra de la taille de la pièce.

Alors que le « coin bureau » aménagé dans une pièce dont ce n’est pas la fonction initiale comme le salon par exemple demandera plus de créativité : les aménagements dissimulés ou escamotables seront privilégiés pour faire disparaitre le coin bureau… à moins que celui-ci ne soit parfaitement rangé et organisé et donc assumé 😉

Quoiqu’il en soit, que l’on opte pour l’une ou l’autre de ces options, il y a des éléments indispensables à bien penser pour son confort de travail : l’assise, la lumière, la proximité des rangements sont des incontournables d’un espace bureau optimisé.

Un coin bureau sur mesure
Un espace bureau haut en couleur
Un bureau d'appoint
Un coin bureau de créatif
Un coin bureau sur mesure
Un coin bureau d'appoint dissimulable
Un bureau chic sobre
Un bureau d'appoint
Un coin bureau de créatif
Un bureau chic vintage
Un coin bureau de créatif
Un coin bureau industriel
Un coin bureau style loft
Un coin bureau sur mesure
Un coin bureau sur mesure

L’assise de votre fauteuil de bureau, le nerf de la guerre

C’est un élément à ne pas négliger pour se sentir aussi à l’aise que possible durant plusieurs heures. À mon sens, il est important de privilégier certains réglages tels que : la profondeur d’assise selon sa longueur de jambes et ce afin de toucher le dossier, la hauteur d’assise pour avoir les pieds qui reposent bien à plat au sol, le dossier pour l’adapter au mieux à sa cambrure. Les roulettes et la rotation sont également indispensables pour éviter d’avoir sans cesse à se soulever de l’assise au moindre mouvement vers un rangement. Les accoudoirs peuvent être un plus ou au contraire un véritable inconvénient si ils ne sont pas réglables en hauteur car sans cette possibilité ils ne vous permettront pas d’approcher au mieux du plan de travail. Pour ma part, j’ai opté pour une version économique que j’adore car elle m’offre mobilité et m’oblige à bien me tenir : le swiss ball  😉

Lampe de bureau et lumière naturelle… bien choisir sa lumière et se positionner pour travailler

Rien de tel que de bénéficier  de la lumière naturelle pour travailler. Encore faut-il bien s’en servir. L’idéal sera de disposer le plan de travail perpendiculaire à la lumière naturelle afin d’avoir une lumière qui se diffuse sur tout le plan. Une fenêtre dans votre dos apporte l’inconfort des reflets sur l’écran et l’inconvénient de votre ombre portée sur le plan de travail. La fenêtre face à vous a l’avantage de vous distraire par la vue mais la problématique de créer un contraste fatiguant pour vos yeux qui passeront leur temps à faire la mise au point.

La lampe de bureau quand à elle doit vous offrir un vrai confort oculaire. Personnellement j’ai opté pour une lampe Glo-ball sur variateur qui me permet de diffuser de la lumière de manière générale dans le volume et de varier la puissance de lumière en fonction de ma fatigue visuelle. Une fois encore si vous n’éclairiez que le plan de travail et que le reste de la pièce est dans le noir complet, vous allez fatiguer vos yeux à faire la mise au point dès que vous levez le nez de votre bureau. Autrement dit, optez pour une lampe multi directionnelle qui éclaire vers le bureau et vers le plafond par exemple ou pour une lampe éclairant le plan et une seconde l’environnement.

Les rangements

Au delà du plan de travail à adapter en dimensions en fonction de ses besoins (ordinateur de bureau ou portable, activité manuelle…), pensez bien aux accessoires dont vous avez la nécessité à proximité immédiate pour anticiper leur emplacement et les rangements (imprimante, scanner, dossiers récurrents, stylos, agrafeuses, outils…). Tous ces éléments détermineront le quantitatif en tiroirs et leur typologie (pour dossiers suspendus ou uniquement des stylos…), le nombre de mètre linéaire d’étagères en fonction de la quantité de dossiers, classeurs… dont vous avez l’utilité au quotidien.

Et puis, dernier point non négligeable, les prises! Pensez y pour les avoir en quantité à proximité car entre copieur, portable, ordinateur, lampe… on en a jamais trop. Quant à internet n’oubliez pas de prévoir une ou deux prises rj et/ou que la boxe ne soit pas trop éloignée pour travailler en wifi.

Retrouver toutes les références des images dans Pinterest et n’hésitez pas à me suivre.
Au boulot!

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Un personnage singulier, rencontre avec Etienne Fougère, compagnon du devoir

Un personnage singulier, rencontre avec Etienne Fougère, compagnon du devoir

Quand on me demande si je veux rencontrer un artisan d’exception au savoir-faire exceptionnel, ma réponse est plutôt «  Youpi ! » que «  non merci ». C’est comme ça que par un beau matin de printemps, je suis partie sur les routes de Pithivier avec mon ami menuisier pour aller à la rencontre d’Etienne Fougère, compagnon du devoir : bienvenue dans son univers non pas impitoyable mais incroyable.
En arrivant dans la cours qui entoure son atelier, nous sommes accueillis par Rossignol qui chante à tue tête : plutôt bon signe pour une première rencontre, non ?
Notre hôte n’a lui rien d’un Rossignol, mais semble bien venir tout droit du début du siècle : un homme robuste, vêtu de son habit de travail et dont le visage avenant transparait derrière une grosse moustache grise. Je ne vous cache pas que le personnage en impose dès le premier regard. Etienne, « Nantais la Volonté », compagnon du devoir, enseignant et artisan dans l’âme est également un artiste. Ce mot, il ne l’aime pas mais désigne pourtant bien son sens de l’esthétisme, son travail précis, comme ciselé de cet artisan qui n’est autre que « Meilleur ouvrier de France ». Ce titre il l’a reçu pour son travail sur une charpente en bois d’exception qui lui aura réclamé plus de 1 250 heures de travail  en dehors de son propre travail quotidien. Le voici ce petit bijou : un clocher tors…

Etienne m’impressionne un peu mais je suis tellement sous le charme de son travail que je m’enhardie à lui poser des questions sur le magnifique escalier en bois qu’il est en train de réaliser en son atelier. Peu avare de mots quand il s’agit de parler de sa passion (et c’est tant mieux), Etienne m’explique comment il prend en compte la matière vivante qu’est le bois dans ses réalisations afin d’anticiper la façon dont celui-ci va évoluer dans le temps car vous l’aurez compris : on n’est pas chez le géant suédois de l’ameublement, ce qui sort des ateliers d‘Etienne Fougère vous survivra et traversera bien des décennies et plus encore! Cet escalier en cours représente dores et déjà pas moins de 1100h à ce jour.

Cette connaissance de la matière s’allie à des compétences techniques qui lui permettent de répondre à des demandes le plus souvent insolites comme cet escalier qui représente 1100 heures de mise en oeuvre sans compter la réflexion en amont qui n’est pas des moindres!

Je ne saurais que trop vous conseiller de rencontrer Etienne Fougère, ne serait ce que parce-que rencontrer des artisans passionnés et passionnants dans son genre vous redonne foi en votre métier et qu’admirer du beau ne fait pas mal au yeux bien au contraire!Rien ne vous semble plus naturel que cet escalier, n’est-ce pas ? Vous êtes vous demandé comment les marches pouvaient tenir côté vide en étant reliés que côté murs extérieurs ? C’est en cela qu’Etienne est un artisan d’exception, il pense, imagine, conçoit et réalise ce que rêve le concepteur sans le plus souvent savoir comment il va bien pouvoir tenir. Il est la matière grise invisible, en plus d’être un artisan qui maitrise son art.

A très vite sur facebook, Pinterest et le site.

Salon du meuble de Milan 2017 : Mes coups de coeur On & Off

Salon du meuble de Milan 2017 : Mes coups de coeur On & Off

Cela faisait plus de 15 ans que je n’avais pas pointé mon nez à Milan …

J’avais dû oublier à quel point c’est un endroit captivant et pas seulement côté gustatif et mode, même si ces Italiens ont vraiment l’art et… les manières! Au salon du meuble de Milan, il y a le « ON » et le « OFF » , en route pour le bilan du salon du design 2017 par Oz By Cath.


ON

De ce côté là, j’avais les pieds en feu à piétiner d’allée en allée. Je décrirais l’expérience comme un tourbillon, un trop plein d’informations, la sensation d’en avoir tellement vu que l’essence même finissait par être difficile à détecter!

J’en retiens les formes classiques et modernes qui se côtoient et l’enchevêtrement de ces deux mondes soit par les formes, soit par les matières, couleurs plus modernes. Ce qui donne cette vision à travers le stand Boffi et entre deux allées du hall éclairage.

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Coup de cœur pour Torremato (http://www.torremato.com/) et Mambo Unlimited ideas (http://www.mambounlimitedideas.com/) pour leurs mises en scène aux couleurs poudrées et acidulées qui mettent de la joie et en valeur leurs beaux produits :

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Coup de coeur également pour l’émotion sur le stand de Arturo Alvarez (http://www.arturo-alvarez.com/) ou encore la joyeuse lampe de Andrea Anastasio sur le stand Foscarini (http://www.foscarini.com/fr/) que j’adore.

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Et pour clore ce festival, icone luce nous offre à travers Caveau de Marco Pagnoncelli, un autre éclairage sur ce que peut-être la lumière pensée dès la conception d’un projet d’architecture intérieure (icone lighting). Plein de poésie, n’est-ce pas ?

OFF

En sortant de l’appartement, les yeux à peines ouverts de la fatigue de la veille, nous tournons à droite direction la Fondation Prada pour finalement être interpellés par l’animation devant les entrepôts de Paola Lenti (http://www.paolalenti.it/). Drôle de coïncidence, car depuis l’apéro sur le balcon le soir précédent, nous nous demandions ce que pouvaient receler ces grands entrepôts qui se trouvaient juste sous nos fenêtres… Belle surprise donc, rien que le lieu laisse songeur.

A l’intérieur, on déambule à travers une collection formellement simple, où choix chromatiques et matières soulignent la simplicité des formes intemporelles et fonctionnelles.

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Et pour finir ce salon avec un univers poétique et sensible, le studio Nendo dirigé par Oki Sato était l’invité de la salle d’exposition de Jil Sander en plein cœur de Milan. « Nendo : contours invisibles », les projets présentés ici nous laissaient explorer ce que pourraient être les contours invisibles d’objets qui nous entourent si ils étaient rendus moins flous, ou tout simplement plus visibles à l’œil. Un voyage méditatif dans un univers principalement blanc qui me laisse pleine d’émotions encore aujourd’hui ! (pour en savoir plus : l’article Dezeen sur l’exposition Nendo). Inoubliable Nendo ! Un grand merci de partager cette sensibilité…

Milan c’est fini et ce fut un régal ! La tête remplie d’idées, d’émotions et de découvertes, me voici repartie de plus belle jusqu’à la prochaine édition, car réellement cela vaut le voyage… surtout côté OFF !

 

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Idées déco et aménagements intérieurs à piquer aux Scandinaves!

Idées déco et aménagements intérieurs à piquer aux Scandinaves!

Pour tous ceux qui me suivent désormais, vous savez à quel point je suis « Hygge » et donc attirée par l’esprit Scandinave. Mais qu’est-ce que j’aime tant piquer aux Scandinaves en terme d’intérieur, that is the question or « Det är frgan » ? comme dit mon amie.

Du sol au plafond, on mise sur les couleurs claires

Comme vous le devinez, la luminosité nordique peut parfois manquer à la saison hivernale et inversement entrer à profusion et de longues heures durant lors des belles journées d’été. Le blanc à la fois sobre et lumineux est donc de mise du sol au plafond et oui même au sol et sans complexe. Les couleurs douces, « pastelisantes » sont également de mise.

Un design scandinave

C’est ainsi que le bois noble matière naturelle souvent clair prend sa pleine valeur en contrastant toute en douceur avec le blanc. Le bois que l’on retrouve notamment avec le parquet souvent au large lame de pin mais également dans le mobilier. Un mobilier aux lignes iconiques dont on trouve en pères fondateurs et référents incontournables : Arne Jacobsen, Borge Mogensen, Verner panton, Hans. J Wegner…

Les accessoires hygge :

Le plus souvent la couleur plus relevée vient par touches grâce aux accessoires à travers les tissus les coussins, plaids, parure de lit… mais également les tapis. Et de ce côté là on déploie sans modération les imprimés graphiques et intemporels.

Le style scandinave, C’est avant tout esthétique, fonctionnel, durable, des lignes pures ! Jamais ostentatoire, l’intérieur scandinave se ponctue de quelques accessoires parcimonieusement répartis, ni plus ni moins : tel que peau de bête, bougeoir aux fenêtres, jolies céramiques aux douces couleurs … point à la ligne.En bref, on ne garde que l’essentiel

Pour découvrir quelques références actuelles, au-delà de l’incontournable ikéa 😉 voici quelques idées : Ferm livingNordkraftNormann CopenhagenGranitBolia.

Et dans l’esprit scandinave, voici un projet réalisé à découvrir ou redécouvrir. Rejoignez la communauté Oz sur facebook et retrouver toutes les photos et références de cette article sur le Pinterest d’Oz.

AESOP, le design et l’architecture intérieure

AESOP, le design et l’architecture intérieure

Ce matin, je me suis dit : « Et si on parlait de la marque de soins cosmétiques haut de gamme Aesop? ».
Bon OK c’est pas tout à fait ça, mais j’avais vraiment envie d’évoquer avec vous l’histoire de cette enseigne australienne qui travaille avec des architectes comme Paulo Mendes Dérocha ou Torafu et pour qui l’identité de marque et la personnalisation du concept va à l’encontre des chaines et du  » tout pareil pour tout le monde », celles-là mêmes qui prolifèrent de par leur démultiplication en terme d’implantation au niveau mondial. Autrement dit Aesop a choisit de jouer la carte de l’intégration culturelle. Ce n’est pas une devanture ou un intérieur de boutique identique aux 4 coins de la planète mais une entité différente selon où on se trouve dans le monde. Cela rassure à l’heure de la mondialisation où dans toutes capitales on se retrouve presque comme à la maison …
Le fait que Aesop fasse appel à des cabinets d’architecte, architecte d’intérieur ou designer donne à leurs espaces de vente une dimension d’écrin où le produit même est encore plus mis en valeur. Cela pourrait paraître antinomique et pourtant le pari est gagné.

Pour voir de quoi je parle ( et être conquis j’en suis sure 😉 voici quelques exemples à découvrir sans modération…

Architecte In Praise of Shadows / Stockholm / Sweden / 2014

Le magasin Aesop de Stockholm s’inspire de l’architecture traditionnelle japonaise mais qui s’allie parfaitement également ici à l’image que l’on se fait de la Suède de mon point de vue. Les matériaux utilisés inspirent la nature et invitent au touché, au bien être. On ressent en même temps cette frontière entre espace intime et espace de démonstration par ce jeu de contraste de matière et de couleur. Naturellement vôtre.


Architecte Dimore Studio / Milano / Italy / 2016

Une ambiance vert d’eau et jaune. Les carreaux en céramique évoquent les vieilles stations de métro et habillent le lieu du sol au plafond. On a le sentiment d’être transposé dans une salle d’opération de par l’éclairage, la table et la périphérie d’armoires pharmaceutiques au design suranné. Digne d’un décor de cinéma.


Architecte Simplicity / Kyoto / Japan / 2013

Simplicité c’est le mot juste. Pas de cloison pour délimiter l’espace, mais un voile noir qui démarque avec force l’entrée de la pièce de vente. Une manière simple, sobre de mettre en avant les produits qui deviennent un graphisme, une composition dans l’espace tout en s’alliant au texte. Le contraste est également très intéressant avec la pièce de vente qui ressemble presque à un laboratoire photo ?!


Architecte Snohetta / Oslo / Norvège / 2014

Les murs se découvrent pour laisser réapparaitre les matières brutes d’origine. C’est véritablement ici un contraste entre des matières et des formes traditionnelles et plus contemporaines. On revient à l’essentiel de manière monacale avec le plafond mais également le bloc central qui évoque comme un autel.



Des lieux de vente à la personnalité forte et qui pour autant ne s’imposent pas devant le produit.

Pour découvrir les projets de Oz suivez le lien : www.oz-bycath.com.

Patrick Roger & La chocolaterie : entre architecture et émotion

Patrick Roger & La chocolaterie : entre architecture et émotion

Connaissez-vous le chocolatier Patrick Roger ? Pour ma part je l’ai découvert grâce à une amie m’ayant offert des tablettes de chocolat noir fabuleuses. Et pourtant ce n’est pas une adepte de chocolat qui vous parle. Et oui ça existe les personnes comme moi !

Si j’écris à propos de ce chocolatier en particulier, c’est pour ses boutiques. L’une d’elle est située à St Germain-en-Laye et a été réalisée par l’architecte Sophie Berthelier Benoit Tribouillet.

Lorsque je suis rentrée pour la première fois dans ce lieu (et ce ne fut pas la dernière), tous mes sens se sont mis en éveil. L’odeur de chocolat bien présente venait me titiller les narines pendant que j’observais la scénographie. J’avais alors l’impression d’être moi-même dans la boîte de chocolat!

Les tôles perforées et froissées sur les murs vibraient par la mise en lumière du lieu, devenant chatoyantes de manière différente selon l’angle de vue. Toutes ces nuances de brun-marron et rouille des murs au plafond participaient à donner à cet écrin un côté poudré cacao à mes yeux. Je ressentais même en touchant le comptoir central, cette sensation, ce contraste que l’on a lorsqu’on froisse sciemment le papier aluminium doré qui enveloppe son carré de chocolat.

En goûtant mon chocolat, j’observais le sol et me disais que même le dallage, si simple en soi, dans ces nuances de bruns me ramenait au carré de chocolat. Alors que mes amis se faisaient servir, je contemplais la tenue de notre vendeuse et pensais à quel point le moindre détail était étudié à travers même sa blouse d’un brun foncé velouté qui ne laissait paraître aucune poudre de cacao et pourtant…

Merci à Sophie BBT de m’avoir permis de goûter à toutes ces sensations, car c’est là que se révèle tout l’art de la mis en scène et du savoir faire de l’architecte d’intérieur, elle est bien plus qu’une architecte. Notre cher métier ne se limite pas à choisir des matériaux et à agencer, mais bien à créer des émotions. Pour cela, l’architecte d’intérieur va puiser, analyser, décortiquer les sensations visuelles, tactiles, olfactives pour s’allier comme ici au goût.

Merci à Patrick Roger d’avoir permis à des architectes d’intérieurs de mettre tout leur talent à disposition de l’art du chocolatier. Et ainsi de montrer que l’architecte d’intérieur pouvait aller bien au-delà de la distribution des espaces.

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